Introduction
Le 17 juin dernier, nous testions pour vous le boîtier Thermaltake Tsunami Dream, un boîtier d’un genre nouveau chez TTake puisqu’il a pu réconcilier la marque avec les utilisateurs qui aiment les choses sobres et sans trop de fioritures. Aujourd’hui nous vous proposons un peu avant sa sortie le test du dernier né de la marque, à savoir le Thermaltake Shark. Cette fois, on a droit à quelque chose d’un peu plus sophistiqué mais on est toujours bien loin des fameux Xaser.
Remake des dents de la mer chez TTake ?
Les ingénieurs de chez Thermaltake ont-ils été traumatisés par le célèbre film de Spielberg ? Je ne sais pas, en tout cas ce nouveau boîtier Thermaltake, avec son nom de prédateur se devait d’arborer un design agressif. Et c’est le cas. Disponible en noir ou en silver, le Shark est bien plus agressif que le Tsunami Dream. Cela ne plaira pas à tout le monde, mais le tout n’est pas dénoué d’intérêt.
Je trouve ça personnellement assez sympathique

Présentation : Façade
Rentrons maintenant dans le bain et analysons ce Thermaltake Shark. Une fois la boîte de ce gros bébé ouverte, on constate que le Shark dispose extérieurement d’une très bonne qualité de fabrication. C’est un bon point mais on avait déjà l’habitude avec les anciens boîtiers Thermaltake.
Je ne sais pas pour vous, mais moi, même s’il est vrai que ce Shark n’est pas aussi sobre que le Tsunami, je trouve qu’il dispose d’une certaine prestance. Le design de la portière avant le rend assez original à mon goût. A gauche sinon, vous pouvez admirer les cinq emplacements 5’’ ¼, les deux baies 3.5’’ ainsi que les boutons POWER et RESET. Dans la partie du bas on a des fentes qui permettent l’aération du boîtier. En théorie c’est bien, mais dans la pratique, une fois le boîtier fermé, on se demande à quoi peuvent bien servir les fentes étant donné que la portière à l’avant n’est elle, pas dotée d’orifices pour la circulation de l’air …
Cette même portière est également assez lourde et doit bien ajouter un bon kilo au poids total du boîtier. C’est dommage, le Tsunami pesait 5.6 kg à vide, et le Shark lui est à 6.8 kg. Je pense que le poids de la porte y est pour beaucoup. Mais ce n’est pas tout. La portière, et oui, encore elle, n’a pas de véritable système qui pourrait permettre de bien la fermer sans la verrouiller. Je m’explique. Sur le côté du boîtier on a une serrure qui permet de fermer à clé l’avant du la tour. Mais si l’on ne veut pas utiliser la clé, la porte n’est retenue par aucun clip. Elle est apparemment légèrement aimantée, mais si l’on penche le boîtier vers l’avant, elle s’ouvre …
Il y a des choses que je ne comprends pas. Les derniers Xaser et le Tsunami Dream disposaient de deux portières à l’avant. La première donnait accès aux lecteurs optiques, et la deuxième au système de refroidissement à l’avant. Avec le Shark on a droit à un petit retour en arrière car nous n’avons pas de deuxième portière. Bien sûr il est possible d’enlever totalement la façade du boîtier, mais pour le faire il faut faire appel à des clips bien moins pratiques qu’une porte.
Quoi qu’il en soit, une fois la façade démontée, vous aurez accès à un ventilateur de 120x120mm qui aspire l’air frais. Le filtre de son côté est assez maladroitement fixé sur le ventilateur.
Sinon, si vous êtes observateur vous aurez sûrement remarqué toutes les pièces bleues dissimulées derrière les caches des baies 5’’ ¼ … Nous reviendrons dessus tout à l’heure.
Présentation : L’arrière
Voilà à quoi ressemble l’arrière du Shark :
On a droit à un deuxième ventilateur de 120x120mm, mais qui est cette fois lumineux. Thermaltake proposant depuis peu son kit watercooling BigWater, le Shark a été conçu pour pouvoir bien accueillir ce dernier. Du coup, on a droit à plusieurs orifices (en surbrillance sur la photo) où il sera possible de faire passer les différents tuyaux du kit BigWater, mais aussi bien évidement ceux des autres kits de refroidissement par eau …
Couchez moi ce boîtier sur sa partie arrière et vous aurez entre les mains la première tour sponsorisée par Mc Donalds

. Bon ok ok, j’arrête mes blagues à deux centimes. Le panneau latéral nous montre en tout cas un aspect original du Shark. Outre la forme particulière de l’ouverture, nous n’avons ici pas droit à du plexiglas, mais à une grille en nid d’abeille. Pour ce qui est de l’aération du boîtier, c’est tout bénef. Par contre la poussière elle n’aura pas de mal à se frayer un chemin à l’intérieur de la tour

.
Le panneau pourra être fermé à clé, et il y a une petite poignée qui permet de l’ouvrir.
De l’autre côté on a droit aux connecteurs USB 2.0, FireWire, casque et micro. Un peu au dessus on a une autre serrure pour verrouiller la porte avant du grand requin gris.
Intérieur & Montage
Nous voilà dans les entrailles du Shark. On peut y apercevoir les baies 5’’ ¼ et 3.5’’, mais aussi le ventilateur arrière, les caches des slots PCI, une barre de renforcement, des câbles et puis la plaque qui permet de fixer la carte mère.
Le système de maintient des cartes PCI / AGP est le même que celui utilisé avec le LanFire, et entre nous ce n’est pas ce qu’il se fait de mieux. Mon boîtier personnel est un LanFire, et il y a bien longtemps que je me suis débarrassé de la tige qui permet de faire les cartes rester à leur place. Là encore, le Tsunami faisait mieux, même si le système de ce dernier posait problème avec les cartes graphiques dotées de cooler type VGA Silencer.
La fixation des disques durs se fait quant à elle à l’aide de casiers. On visse le disque dessus par le bas, et puis on fait le casier glisser dans son emplacement et le tour est joué. On appréciera les joins en caoutchouc qui empêcheront les vibrations des disques.
Le disque dur dans monté dans son supportMontage (suite)
Voilà maintenant un point qui m’a fait plaisir avec le Shark, la plaque de support de la carte mère du boîtier est démontable. Ce n’est pas quelque chose de nouveau vous me direz, mais cela faisait un petit moment que je n’étais pas tombé sur un boîtier Thermaltake qui permettait cela.
J’ai tout de même un petit reproche à faire à cette plaque. Le rebord gauche aurait gagné à être moins haut. Avec l’Asus P4P800-E Deluxe que j’ai utilisé pour ce test, certains composants situés sous le PCB touchent le rebord de la plaque
Souvenez vous, tout à l’heure je vous parlais de pièces bleues dissimulées dans les caches des baies 5’’ ¼. En fait il s’agit tout simplement des supports qui vont permettre de glisser les lecteurs dans leur emplacement. Il y a donc deux supports par cache. Malheureusement, contrairement au Tsunami il faut visser les rails.
Pour les éventuels lecteurs de disquettes ou lecteurs de cartes l’installation se fait aussi grâce au principe du tiroir. On ouvre, on enlève le ou les caches, on visse, et on remet le casier à sa place.
Montage (suite et fin)
Une fois votre matériel à l’intérieur du Thermaltake Shark vous aurez quelque chose qui pourra ressembler à ceci :
Comme d’habitude, je n’ai pas fait d’effort particulier pour le rangement des câbles. Cependant, le boîtier étant assez grand et large, il devrait être très facile de pouvoir bien tout organiser. Sinon, l’installation du matériel à l’intérieur du boîtier s’est faite sans trop de souci (l’espace aidant). Malgré tout le problème souligné tout à l’heure par rapport à la plaque de la carte mère est un peu gênant et peu obliger à tordre un peu la plaque, pour permettre aux connecteurs du bloc ATX d’avoir bien les « yeux en face des trous ». De même les caches des baies 5’’ ¼ ne sont pas stables et pourraient faire un peu de bruit si certains composants font vibrer la tour. A part ça ? Euh … Pas grand-chose à dire si ce n’est qu’on fait moins souvent appel au tournevis avec un Tsunami Dream !
Caractéristiques
Dimensions : 540 x 205 x 500 mm
Poids de 6.8 kilos
2 ventilateurs de 120 mm (dont un lumineux) – 2000 trs/min et 21 dBA
5 baies externes 5 ¼
2 baies extrenes 3 ½
5 baies internes 3 ½
Connecteurs audio, USB et Firewire sur le flan
2 serrures
Panneau latéral avec grille en nid d’abeilles
Panneau carte mère démontable
Dans la pratique
Voili voilo ! Une fois le Shark monté il nous reste l’étape cruciale de la mise sous tension. Nous l’avons vu à l’instant, l’installation du boîtier n’a pas posée de problème insurmontable. Par contre il y a deux facteurs qu’on ne peut analyser avant l’allumage, le bruit d’un côté le la jauge de « rrrrraaaaaaahhhhhhhhhh lovely ». Le premier est facile à juger, mais le deuxième dépendra énormément des goûts de chacun. Pour ce qui est du bruit, on a affaire à du Thermaltake, et les ventilos employés sont les mêmes que ceux du Tsunami Dream. Résultat, il sera intéressant de rajouter un fanbus pour faire baisser la vitesse de rotation des ventilateurs, voir carrément changer les ventilateurs par des modèles plus silencieux. Le rrrrraaaaaaahhhhhhhhhh lovely a quant à lui plutôt bien fonctionné de mon côté, et il faut admettre que le boîtier a fier allure avec ses LEDs bleues.
Conclusion
Que cela soit clair et net, le Shark de Thermaltake est une fois de plus un boîtier haut de gamme pourvu d’une qualité de fabrication exemplaire. Le design orignal et pas aussi jacky que celui des Xaser fera sûrement ce boîtier rencontrer un grand succès chez les hardcores users. Personnellement je dois admettre que le Shark m’a tapé dans l’œil, et que je me verrais bien aller en LanParty avec ! Seulement voilà, le Shark n’est pas parfait. A vrai dire il n’arrive pas selon moi à détrôner le Tsunami Dream pour ce qui est des fonctionnalités. Avec le Tsunami Dream on n’avait pas besoin de tournevis pour installer les lecteurs optiques et les disques durs, le système de fixation des cartes PCI / AGP était aussi selon moi plus réussi. De même, la façade du Tsunami disposait de deux portières qui rendaient le filtre du ventilateur à l’avant bien plus accessible. C’est vrai aussi que pour le Tsunami il fallait impérativement enlever la carte mère pour installer une nouvelle alimentation, et que le support de celle-ci (la carte mère), n’était pas amovible. Malgré tout, selon moi, en faisant le compte des défauts et qualités des deux boîtiers, le Tsunami reste gagnant.
Ceci étant dit, en Lan le Shark aura sûrement beaucoup plus de succès. Enfin voilà, au final le Shark est un bon boîtier qui se fait un peu distancer par le Tsunami. Pas de beaucoup certes, mais un peu quand même. Si je devais choisir un des deux pour moi ? Hmmm dure question, je pense que j’opterais quand même pour le Shark malgré ses quelques défauts, je trouve son look plus accrocheur. Mais ce n’est qu’une question de goût. Côté prix, le Shark devrait se retrouver environ au même prix que le Tsunami Dream, soit environ 170€.
Monsieur Thermaltake, faites nous un mixe Tsunami / Shark avec des ventilos silencieux s’il vous plaît