Version française de « CRT, LCD, OLED : Evolution of the Screen » d’ Xbit-labs . Bien entendu, tous ces avantages évidents ont été éclipsés par certains points fâcheux au début, notamment la durée de vie ou bien même l’absence de durée de vie pour être plus exact : au cours des premières expériences, la luminosité baissait de moitié au bout de 100 heures d’utilisation continue sous une tension constante. Il y a aussi eu des problèmes avec le spectre des couleurs et particulièrement dans le bleu. Néanmoins c’était une percée évidente, et spécialement si on prend en compte qu’il fallait une tension d’environ 100V pour arriver à une luminosité normale au début.
Quelques sociétés ont pris part à la résolution des problèmes (aujourd’hui environ 8 sociétés et organisations travaillent sur les OLEDs) et avec succès. Les nouveaux matériaux organiques OLED sont bien plus complexes qu’à leurs débuts. Il y a de nouvelles molécules chimiques pour les couches de bases ainsi que des ajouts supplémentaires responsables des différentes parties du spectre - rouge, vert et bleu ...
Un exemple : bien que les matériaux OLED soient encore faiblards dans les couleurs bleues du spectre, leur durée de vie est maintenant de près de 10000 heures, même dans les tons bleus. Les couleurs vertes et rouges sont plus robustes avec près de 40000 heures et le blanc, environ 20000 heures. Ce n’est déjà pas si mal. La durée de vie d’un écran d’un appareil photo numérique est habituellement de seulement 1000 heures. De plus, les produits du commerce vont emprunter la même disposition classique que celle des écrans LCD : l’écran est constitué uniquement d’émetteurs OLEDs blancs avec un filtre de couleur afin de leur donner la couleur désirée au pixel. En tout cas, il y a encore un grand nombre de choses à faire.
Une autre propriété intéressante de ces nouveaux matériaux organiques réside dans leurs propriétés physiques améliorées : leur température de fonctionnement peut par exemple être poussée à plus de 100°C, rendant leur utilisation dans de l’électronique automobile possible.
Tout comme un écran CRT à tube ordinaire, l’écran OLED est une matrice constituée de grappes de cellules. Chaque grappe possède une cellule rouge, une verte et une bleue, ce qui correspond à un pixel. En variant la tension dans chaque cellule, nous obtenons alors la couleur du pixel désirée, en tant que combinaison des trois couleurs primaires. Cette structure est aussi vieille que le monde, mais il n’y a pas plus simple et plus efficace.
L’évolution des écrans OLED suit le pas de ses prédécesseurs, les écrans à cristaux liquides. Au début les LCDs étaient classifiés selon leur type de matrice : passive ou active. Alors que la technologie s’améliorait, la matrice passive n’a survécu que dans les appareils à écran de petite taille, ne nécessitant pas une image de qualité. Les écrans OLED ont eux aussi commencé avec une matrice passive, elle convient très bien pour les autoradios, les lecteurs CD/cassette et les téléphones cellulaires à bas prix par exemple.


Une telle matrice est un simple arrangement bidimensionnel de pixels avec des lignes et des colonnes. Chaque intersection est une diode organique qui produit de la lumière. Afin de l’allumer, une tension de commande est envoyée à la ligne et à la colonne correspondante. Plus la tension est élevée, plus le pixel sera lumineux. Cette tension doit être assez élevée et de plus, une telle technologie ne permet pas la fabrication d’écran avec des millions de pixels. Vous vous souvenez du curseur de la souris lassant derrière lui une longue traînée sur les premiers ordinateurs portables ? Voilà ce qu’est une matrice passive.
A lire également...