Introduction
Le chipset Intel 845PE n’est pas récent. Pourtant, il a toujours la côte chez les amateurs de processeurs Intel Pentium4, et il se paye même le luxe d’apparaître sur des cartes mères très récentes. En effet, peut avant l’annonce officielle du fameux FSB à 800 MHz d’Intel, certains constructeurs se sont amusés à sortir à grands coups de marketing des cartes mères à base de i845PE qui supportent sur le papier ce nouveau FSB grâce à l’overclocking. Pour en savoir un peu plus nous avons décidé d’analyser un peu cette nouvelle vague de cartes mères à travers les cartes Abit BH7 et Albatron PX845PEV-800.
Abit BH7

L’Abit BH7 étant la première des deux cartes que j’ai reçue, j’ai décidé de commencer par elle. Je dois dire que j’étais particulièrement intrigué par cette mobo dès le premier jour de son annonce, car avec un nom pareil, on ne pouvait bien évidemment pas ne pas se rappeler de la célèbre Abit BH6 qui faisait en son temps un malheur chez les overclockeurs. Bref, j’étais pressé d’ouvrir la boîte de cette carte, et une fois que cela fut fait, je dois dire que la carte mère m’a tout de suite inspiré. L’Abit BH7 respire la bonne qualité de fabrication. A vrai dire, à part les trois slots DIMM tous les composants de la carte semblent être d’excellente facture, et sont particulièrement bien agencés. J’irais presque à dire que c’est de l’art. Etonnant non ? Etonnant ou pas, voyons d’un peu plus près ce que nous propose cette nouvelle carte maman signée Abit.
Tout d’abord, la BH7 embarque un northbridge i845PE et un southbridge ICH4 qui lui permettent de gérer des fonctions comme l’AGP 4x, l’USB 2.0 ou encore l’ATA 100. Pour relever un peu la sauce, d’autres puces implémentées sur le PCB permettent la gestion du LAN 10/100, du Serial ATA 150 ou encore du son 5.1. Malgré l’absence de l’AGP 8x ou de l’ATA 133, l’Abit BH7 propose donc tout de même un lot plutôt intéressant d’options, d’autant plus qu’avec son entrée, et surtout sa sortie SPDIF, vous pourrez sans trop de problèmes vous munir d’un bon ensemble d’enceintes sans pour autant avoir à investir dans une carte son hors de prix. En parlant de prix, sachez d’ailleurs au passage que la BH7 d’Abit se négocie facilement sous les 110€ ce qui est plutôt une excellente chose.

Côté layout, comme indiqué à l’instant, la BH7 de Monsieur Abit est particulièrement bien pensée, et j’ai particulièrement apprécié l’orientation des connecteurs IDE qui empêchera vos bonnes grosses nappes IDE de cacher l’orange éclatant de ce beau joujou. Autre bon point, l’absence de ventilateur sur le chipset. Et oui, ce n’est pas un nForce2 et le dégagement calorifique n’est pas énorme, alors pourquoi se priver du silence ? Deux points me chagrinent tout de même un peu avec ce layout, tout d’abord l’emplacement du connecteur d’alimentation (oui moi j’aime les voir tout en haut :-P ), et puis le rapprochement des slots DIMM. Il n’y a aucun écart entre les différents slots, et si vous avez des modules équipés de dissipateurs, ils se toucheront. Bon oui, il n’y a là rien de bien méchant, mais qui aime bien châtie bien.
Le BIOS
Le Soft Menu III est un élément clé du BIOS des cartes mères Abit. C’est par ce dernier que l’on a accès à toutes les options propres à l’overclocking. Sur la BH7 il sera donc possible de faire monter le FSB jusqu’à une fréquence de 250 MHz (en théorie bien entendu), de modifier le coefficient multiplicateur si vous avez le processeur adéquat, de modifier le ration CPU

RAM ou encore de faire varier les tensions du core, de la RAM (3.05v max), et de l’AGP (1.6v max). Autre option qui n’est pas en reste la possibilité de faire varier et de fixer la fréquence du bus PCI même si l’on augmente le FSB, ce qui devrait faire le plus grand bien lors de l’overclocking à vos disques durs par exemple.
Bien sûr il n’y a pas que le Soft Menu dans la vie, et dans les autres rubriques du BIOS il vous sera par exemple possible de pousser les paramètres mémoire, d’activer l’alarme en cas de surchauffe ou encore d’assigner des IRQs.
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